Il y a des objets qu’on ne consomme pas. Qu’on ne vide pas, qu’on n’ouvre pas. Qu’on garde.
La Fiole de l’Archange est un talisman. Un objet de protection à poser chez soi, à porter, à confier à un seuil. Chaque ingrédient y est disposé à la main, par couches — fleurs de sureau séchées du jardin, bleuet, racine d’angélique de ma première récolte, sel de Guérande, macérât huileux de lavande au fond. La fiole est scellée à la cire noire charbonnée. Une fois fermée, elle reste fermée.
Le sureau est l’un des arbres les plus anciennement associés à la protection des seuils et des passages dans les traditions européennes du Nord. Ses fleurs disposées à l’entrée d’un espace — sur une porte, un linteau, un seuil — signalaient une maison gardée. Le bleuet porte une longue tradition de clarté et de discernement : voir juste, ne pas être trompé. La racine d’angélique, Angelica archangelica, dite « herbe aux anges » ou « racine du Saint-Esprit », est depuis le Moyen Âge la grande protectrice de la pharmacopée européenne — celle qu’on appelait quand rien d’autre ne suffisait. Le sel de Guérande ancre et absorbe. Le macérât de lavande apaise et tient.
La racine d’angélique utilisée ici est issue d’un seul plant cultivé deux ans en pot dans mon jardin du Pas-de-Calais, récolté à l’automne 2025. C’est la première et unique récolte disponible avant 2028 — les nouveaux plants semés en 2026 auront besoin de deux ans pour donner leur racine. Quand le stock est épuisé, cette édition est close.
Composition : fleurs de sureau (Sambucus nigra), bleuet (Centaurea cyanus), racine d’angélique (Angelica archangelica), sel de Guérande, macérât huileux de lavande (Lavandula angustifolia). Cire d’abeille et charbon végétal pour le scellement.
Plantes cultivées et transformées à Ambricourt, Pas-de-Calais. Agriculture biologique.
Ce produit est un objet symbolique et traditionnel. Il ne se substitue pas à un accompagnement médical ou psychologique.
